ECOSSE 2009

Ecosse, contrée de légendes, monstres et fantômes... aux paysages majestueux et rudes à la fois. Ecosse, nous t'avons rêvé et c'est la tête dans tes mystères que nous partons à ta rencontre en ce mois de juin 2009. Pour ce voyage, il nous fallait un moyen de transport atypique, à la hauteur de ta réputation. Yann a tout d'abord pensé à des échasses de la "NASA" : pour sauter de lochs en glens d'un bond. Effets garantis sur notre passage !


L'idée était fort intéressante, mais comprenait certains désavantages, notamment en jours de pluie avec un sac sur le dos...

Nous avons cherché autre chose.

Toujours inspiré, Yann s'est mis alors en tête de nous trouver des montures dignes d'un conte de fées. Et voilà : le TRIKE !!!!! (vélo couché 3 roues, ici en modèle pliant)




Premiers essais à Fontainebleau... Stabilité, fluidité, confort et vitesse dans les descentes.

Reste maintenant à les équiper et à les faire accepter dans l'avion. Les préparatifs se mettent vite en place. Les billets d'avion sont dans la poche avec l'option vélo. Quelques jours avant le départ, nous faisons une simulation du trike complet dans son sac. Et là : patatra !!!!! Impossible de le porter dans les transports en commun jusqu'à l'aéroport de Roissy... Catastrophe !!!!! Yann tire alors (encore une fois !) du chapeau une somptueuse idée : placer des roulettes sous chaque sac ! Après avoir percé (même le doigt !), vissé et ronchonné, il ne nous reste plus qu'à espérer. La veille du départ : grosse appréhension. Nous refaisons un essai : même avec les roulettes, le sac est ingérable... Panique !!!!! Il faut trouver une solution d'urgence. Et c'est là que Yann fait appel à une de ses collègue pour nous tirer d'affaire et nous emmener en voiture jusqu'à Roissy. Sauvés ! Nous sommes sauvés (MERCI encore à elle) ! Pesée avant enregistrement : chaque sac fait plus de 25 kg !

Arrivée à Glasgow dans l'après-midi. Montage des trikes durant 3 heures. Départ pour l'aventure en début de soirée. Nous devons rejoindre la piste cyclable le plus rapidemment possible. Mais où est elle ??? C'est grâce à une cycliste écossaise que nous réussissons à trouver notre chemin dans la ville, au milieu des voitures roulant à gauche. Le soir tombe. Nous traversons les quartiers défavorisés de Paisley. Un homme nous accoste et nous met en garde quant au danger potentiel de faire du vélo sur cette piste complètement isolée à des heures tardives. Les trafics de drogue et les vols façon "bandits de grands chemins" y sont fréquents. Nous mettons le turbo dans la panique, mais les muscles à froid ont du mal à suivre. Nous sortons de la zone urbaine pour gagner la campagne. Notre première nuit sera sauvage.


Le jour se lève. Pas de bandits à l'horizon... mais une multitude d'agresseurs masqués et microscopiques en attaques groupées ! Les MIDGES !!!!!!!


Petits moucherons piqueurs s'engouffrant partout et formant un nuage autour de nous. Impossible de s'en débarasser. Le fléau écossais... Fantômes, dames blanches, big foot, monstre du Loch Ness...  n'ont qu'à bien se tenir. Face aux midges, ils font pâle figure !

 
Nous voilà partis pour 80 km jusqu'à l'ile d'Arran (en plusieurs fois...)

 


Enfin la mer ! Arrivée à Ardrossan au son des cornemuses... Magique ! Nous rejoignons le port pour embarquer à destination de l'ile d'Arran.




Du ferry, l'ile semble bien montagneuse... Arran est réputée pour rassembler tous les paysages d'Ecosse. Elle est communément appelée "Ecosse miniature". Nous débarquons à Brodick. Direction le camping le plus proche : le Glen Rosa.

 


La vue depuis la tente est splendide... Nous sommes au milieu des montagnes. Le vent balaye la vallée et nous préserve des midges. La nuit est cependant un peu agitée. Outre les jeunes venus passer du bon temps alcoolisé à l'abri du regard de leurs parents, nous avons eu un visiteur attiré par nos victuailles. Les attaques se sont succédées sous la forme de coups dans les sacs placés sous l'avancée de la tente. Au petit matin, nous découvrons nos pains de mie déchiquetés... (big foot ?)


Nos terribles machines et Holly Island, propriété d'un centre bouddhiste.
Non loin (sur la carte) se trouve un Cairn, accessible à pied. Le chemin serpente dans la forêt, puis débouche sur une vision désolée : les arbres ont tous été coupés ! Ici, l'exploitation forestière ne tient pas compte des écosystèmes, ni du préjudice visuel.

 


Le Cairn semble bien triste sur ce champ de bataille. Au niveau de la pierre de droite, se trouve un gardien, élémental veillant sur ce lieu sacré. Nous éprouvons beaucoup de peine devant ce spectacle. Le gardien a l'air démuni face à la folie humaine. Pourtant, en nous connectant à l'époque où le Cairn avait toute sa dimension sacrée, nous percevons de grands rituels autour de feux, des cercles d'initiés évoluant au son des percussions et une véritable vénération de la Nature, intacte. 


Nous voilà repartis... Ca monte sec !


Les supporters portent la barbiche et les cornes hautes !








Notre route contourne l'ile. Les paysages se succèdent.
Nous découvrons un nouveau panneau de signalisation.


Vous pensez à un dos d'âne ?
Pas du tout !
Il s'agit en fait de plissements de la route ! Ca monte... Ca descend... Ca monte... Ca descend... Et ainsi de suite ! Qui a inventé l'expression "montagnes russes" ?
Il n'est certainement pas allé en Ecosse !

A la force de nos jambes, nous arrivons à la pointe nord d'Arran. Lochranza apparait dans toute sa majesté.




Notre tente semble minuscule au milieu des collines.


Le cadre est enchanteur.


Nous prenons notre petit déjeuner en compagnie de Dame la Biche. Au menu : herbe folle autour de notre bivouac pour elle et porridge pour nous. 

Nous en profitons également pour acheter l'arme la plus ridicule mais néanmoins la plus puissante contre les midges : the midge head net !


Non, ce n'est pas Yann... Le modèle masculin ici présent fait partie d'un groupuscule armé de lutte clandestine contre les midges. Pas de scrupule, il possède comme James Bond "the license to kill". Tout est permis !
 

Il est temps pour nous de quitter Arran et de revenir sur l'ile principale. Nous prenons le ferry où nous rencontrons un couple de personnes âgées du Pays de Galles voyageant en vélo tandem. Ils sont incroyables ! Ils ont déjà parcouru l'Argentine ainsi. Ils sont actuellement en Ecosse pour s'entrainer avant d'affronter l'Himalaya ! Nous nous sentons tous petits... Tout en comprenant l'effort que représente l'Ecosse (tremplin vers le plus haut toit du monde tout de même !).


D'après la carte, la distance entre Claonaig et Tarbert est d'environ 17 km. D'après les lois classiques du vélo, cela correspond à une bonne heure de pédalage. Oui, mais... Nous sommes en Ecosse ! Ici, les montées en lacets n'existent pas. Non... Les routes sont tracées toutes droites du niveau zéro au sommet de la montagne, ce qui ne permet aucune estimation de distance fiable. "La carte n'est pas le territoire"... 





Dès l'arrivée à Claonaig, ça monte... Encore et encore...
Nous mettons la journée pour atteindre Tarbert.
Et quel spectacle ! Notre récompense !



Nous faisons quelques courses au Co-op du coin : pain de mie, cheddar, coleslaw, houmous, paté végétarien en tube, quelques biscuits et surtout les "truly irresistible sticky scottish butter toffee pudding" et  les "carrot cakes". L'équilibre alimentaire ne fait pas partie des concepts écossais. Par contre, la gourmandise : oui !  



Notre urgence maintenant est de trouver un endroit pour passer la nuit. Il n'y a pas de camping à Tarbert, ni dans ses environs. Nous espérons pouvoir camper "into the wild". Nous prenons des petits chemins chaotiques afin d'explorer la campagne. Pas de chance : l'accès aux champs est systématiquement empêché par de gros cadnas accrochés aux portails. Que faire ? L'heure tourne. Le soleil décline. Le froid s'installe...

Nous dérivons sur des routes de plus en plus défoncées. Et dans une folle descente, c'est le drame : BANG ! Le pneu avant gauche de Yann éclate. Nous n'avons pas de pneu de rechange (juste des chambres à air). Nous ne pouvons plus avancer. Il faut trouver une solution rapide.

Une seule maison borde la route.


Nous frappons à sa porte. Une dame nous ouvre. Nous sommes sauvés ! Elle trouve l'adresse de l'unique magasin de vélo de la région grâce à son téléphone portable. Elle nous propose également de nous conduire au bus le lendemain matin aux aurores. Nous installons notre bivouac sur le terrain jouxtant sa maison. La nuit est glaciale... et pour couronner le tout : des hordes de midges nous assaillent.

Nous prenons le bus de bon matin pour Lochgilphead. Forcément, les paysages défilent plus vite... Nous arrivons avant l'heure d'ouverture des magasins, le temps de prendre un VRAI petit déjeuner au chaud. Le vendeur de vélo n'a que 2 pneus 20'... Nous n'avons pas trop le choix. Nous les prenons. Retour (toujours en bus) à la maison, réparation et montage de pneus. C'est reparti ! Direction Lochgilphead, cette fois-ci en trike. C'est étrange comme la route prend une autre dimension. Tout semble différent. Il y a même une sorte d'exaltation... Le vent, les embruns, les descentes à fond la caisse... Arrivée dans la soirée.
Lochgilphead possède un camping. Pas de soucis pour cette nuit.

La route nous mène vers Kilmartin, puis le Loch Awe. Aucun camping dans cette zone. Nous nous préparons à plusieurs jours "into the wild". Cela sous-entend avoir suffisamment à manger et à boire, ainsi que de ne pas se laver. L'idée est un peu brute, mais c'est la liberté !

Nous remontons le canal Crinan. La piste cyclable longe celui-ci. Les écluses rythment notre parcours. C'est beau... un de nos meilleurs souvenirs.




Nous passons par une zone protégée par un plan gouvernemental ayant pour objet de restituer l'écosystème originel.


Kilmartin... un lieu magique ! Imaginez une vaste plaine entièrement dévouée à l'évolution spirituelle d'un peuple. Le village, lui, se trouve en hauteur et surplombe l'étendue.
Nous installons notre tente sur le terrain de foot ...


... jouxtant l'église et son cimetière médiéval.



Certaines tombes seraient celles de templiers ayant fui les persécutions dont ils étaient l'objet en France au XIVe siècle.

En visitant l'église, nous avons retrouvé "à la main" (technique de toucher énergétique) les murs du temple qu'elle recouvre.

Voici un croquis en donnant une petite idée :



Il est temps d'aller explorer les environs. Bien sûr, il nous aurait fallu plus de temps afin d'entreprendre de réelles recherches sur le site. Les quelques éléments sont une première approche.


Le plan fourni par le musée de Kilmartin montre un grand nombre de sites mégalithiques. Vous pouvez retrouver ce plan de manière intéractive sur leur site internet : http://www.kilmartin.org/

Les datations sur les objets retrouvés indiquent que le territoire était occupé au moins 4000 ans avant JC, soit 6000 ans avant nous. Il est fort probable que la présence humaine soit beaucoup plus antérieure.



Notre visite débute par des ensembles de pierres levées (menhirs chez nous) gardées sauvagement par des moutons. Nous sommes surpris par l'étendue de ces structures, difficilement visible sur photo. Les rangées de pierres se succèdent les unes derrière les autres, telles des cercles concentriques à la surface de l'eau.
Nous cherchons les gardiens présents habituellement à proximité. Rien ! Pas un seul d'entre eux ! Nous avons le sentiment qu'ils sont beaucoup plus loin, à la périphérie du site (peut être à des kilomètres...). Malheureusement, nous n'avions pas le kit ULM sur nos montures pour pouvoir élucider cet aspect.
Autre point intéressant : l'absence totale de lignes telluriques. Il apparaitrait qu'elles aient été repoussées à l'extérieur.




Ci-dessous, le Dunchraigaig Cairn. D'après les scientifiques, il servirait de chambre funéraire. Autant de modifications des forces en présence  nous semblent exagérées pour de simples tombes. Nous émettons plutôt l'idée d'un système élaboré favorisant l'évolution spirituelle par des rites initiatiques : nos relevés soulignent deux colonnes d'énergie, l'une ascendante et l'autre descendante, ainsi qu'un réseau sacré reliant le cairn aux autres éléments. L'orientation nord-sud, et le découpage du cairn par le réseau sacré sud-est et nord-ouest, ne sont certainement pas le fruit du hasard.
Une fois placé au sein de la colonne au-dessus de la cavité, la sensation est proche de la décorporation : les énergies du corps sont comme aspirées vers le Ciel. A contrario, la deuxième colonne ancre profondément dans la Terre. Mort et Renaissance...




Temple wood est l'étape suivante. Les archéologues émettent l'hypothèse d'un observatoire solaire. Là encore, nous restons perplexes. Tout d'abord parce que le lieu est enclavé, ensuite de part les éléments énergétiques qui le composent.
En effet, un vortex se love dans le cercle de pierres jusqu'à la cavité centrale. Son point d'entrée est gravé sur une pierre levée par une spirale (voir flèche) et fonctionne tel un interrupteur. L'autre extrémité du vortex se trouve quelques kilomètres plus loin (voir plan) sur un autre ensemble sacré.
Les pierres levées canalisent les énergies cosmiques pour les restituer sur la Terre et ainsi, former une ceinture de protection. Une colonne d'énergie pouvant à la fois être ascendante et descendante se trouve au centre de la structure.
La cavité est de petite taille, celle d'un bébé. Nous avons le sentiment qu'il s'agissait d'un lieu de baptême, permettant la première initiation d'un individu.






C'est avec regret que nous quittons Kilmartin. Une nouvelle destination nous attend : le Loch Awe. Nous rencontrons de nouveaux amis sur la route.

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Le Loch se profile à l'horizon, entouré de montagnes...

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Un chemin somptueux nous y amène. Les rhododendrons, chers à cette région d'Ecosse, se parent de leurs plus belles fleurs.

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Nous choisissons un lieu protégé, au bord de l'eau, pour planter notre tente. La vue est fantastique !

Nous faisons la connaissance des élémentaux gardiens du Loch Awe. Ils ressemblent à des vouivres et vivent en groupe. La première photo a été prise sans les élémentaux, alors que sur la deuxième, il est possible de sentir leur présence.

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Le lumière du soir sur le Loch est un véritable spectacle.

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Inveraray... Son port, son castel... Une trève entre deux averses.

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Le temps écossais : parfois sombre, puis le soleil jaillit transformant le paysage en une palette de couleurs.

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Notre voyage se termine ici.

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